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Journal de trading Excel : le modèle, ses limites, et comment l’importer
Publié le · 8 min de lecture
Excel est le premier journal de presque tous les traders. Voici comment le construire proprement, et comment le quitter sans rien perdre.
Le modèle minimal dans Excel
Une ligne par trade, une colonne par champ, et surtout des listes déroulantes (validation de données) pour tout ce qui doit devenir une statistique : symbole, sens, session, setup, type de sortie, émotion. Une colonne « note » en texte libre à la fin.
Colonnes conseillées, dans l’ordre : Date, Heure, Symbole, Sens, Session, Setup, Entrée, Stop, Objectif, Sortie, Volume, Commissions, Résultat net, Risque (calculé), R (calculé), Plan respecté, Type de sortie, Émotion, Note.
Les formules utiles
- Risque en devise :
= ABS(Entrée − Stop) × Volume × valeur du point - R :
= Résultat net / Risque - Win rate :
= NB.SI(colonne Résultat; ">0") / NB(colonne Résultat) - Profit factor :
= SOMME.SI(Résultat; ">0") / ABS(SOMME.SI(Résultat; "<0")) - Espérance en R :
= MOYENNE(colonne R) - Par setup : un tableau croisé dynamique avec Setup en ligne et Résultat en valeur (somme, moyenne, compte).
Le tableau croisé est l’outil le plus sous-utilisé du journal Excel : il donne en dix secondes le résultat par setup, par session ou par jour.
Ce qui casse avec le temps
- Le volume. Passé quelques milliers de lignes, les formules ralentissent, les tableaux croisés se figent, les graphiques deviennent illisibles.
- Les fautes de frappe. « Long », « long », « LONG », « L » : quatre catégories pour une seule. Les listes déroulantes limitent le problème, pas les copier-coller.
- Les captures d’écran. Excel n’est pas fait pour stocker des images par trade.
- Le multi-compte. Un onglet par compte, puis des formules qui consolident, puis plus personne ne sait ce qui est juste.
- Le lien avec le plan. Le plan est dans un document, le journal dans un autre : « plan respecté » reste une case que l’on oublie de cocher.
- La sauvegarde. Un fichier sur un disque est un fichier qui peut disparaître.
Aucun de ces problèmes n’est grave le premier mois. Tous le sont la première année.
Passer à un journal dédié sans repartir de zéro
L’intérêt d’avoir tenu un journal Excel propre est qu’il s’importe. Dans TradeNalyze, l’assistant d’import lit votre .xlsx ou votre .csv en cinq écrans :
- le fichier (première feuille) ;
- le compte de destination et le template ;
- la correspondance de vos colonnes avec les champs, y compris les vôtres ;
- l’aperçu, avec le résultat en % et en R recalculés ;
- l’import, avec une signature par trade qui interdit les doublons.
Vos abréviations sont reconnues (260 formes pour le résultat, la classe d’actif et le sens), vos colonnes personnelles deviennent des champs, et vos anciens trades entrent dans les mêmes statistiques que les nouveaux. Si vous continuez à tenir Excel un moment, ré-importez le fichier complété : seules les lignes nouvelles sont ajoutées.
Garder Excel pour ce qu’il fait bien
Un tableur reste imbattable pour un calcul ponctuel ou une simulation. Le Tableau de TradeNalyze en reprend l’esprit, avec des fonctions de trading toutes faites (espérance, profit factor, drawdown, SQN, Kelly) et des duels statistiques que même Excel ne fait pas sans effort.